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  Chercheur de poésie visuelle

Je regarde le très proche, j'arrête la marche du temps
qui nous échappe, prendre le temps, un instant pour se poser.
Devant moi je vis le tout petit, l'intime, le visible et l'invisible, à la portée des yeux, du cœur et des mains : plantes, mousse, insectes, fleurs sauvages,
tous ceux qui poussent en bordure, à côté, sur les routes , dans les champs, pas ou peu aimés.
Les ombelles sont apparues les premières, groupe de fleurs perchées tout en haut d'une longue tige qui se balance au vent, puis se furent les portes graines des pissenlits , étoile du jour volant a ma rencontre, je me suis longtemps demandé s'il s'agissait d'un insecte ou d'une plante.





Alors j'ai levé les yeux au ciel et j'aperçus cette masse immense et imposante qu'est l'arbre, etre parmi eux en foret, les toucher, les contempler, les enlacer comme le font certains groupe de canadien ( et aussi Mauriac avec l'arbre de son jardin) est une source de plénitude, comme un moment de grâce.
Lien apparent entre le ciel et la terre, l'arbre de 100 ans à 1000 ans toujours présent, arbres de mon enfance dont le parfum est dans ma mémoire , tilleul, figuier...moments sacrés...



"ce qu'on appelle la culture c'est l'ensemble des réponses mystérieuses que peut se faire un homme lorsqu'il se regarde dans la glace, ce qui sera son visage de mort". Malraux
Alors , si je peinds des visages, c'est dans mon inconscient une corde qui me lie au passé, aux maitres de la peinture et leur technique, à leur palette de couleur...laisser quelque peu, une trace, un signe de vie passé ici et devant moi.

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