Olivier Geffard Peintures
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Olivier Geffard, artiste peintre parisien de Ménilmontant, nous transporte dans un monde à l’état pur composé simplement du végétal et du minéral. Le cœur et l’esprit gagnés d’humilité devant la toute puissance de la nature, de son énergie fondamentale, il nous transmet par ses œuvres tous ses ressentis et sa grande réjouissance à faire partie intégrante de cet univers.

Faisant volontairement fi de la société actuelle qui tend à nous aveugler sur les richesses brutes de la terre, il fait sauter nos œillères et peint pour nous transmettre la plénitude des profondeurs, la fécondité des fleurs, la force des arbres.

Ses tableaux sont de vraies fenêtres de vie au travers desquelles on perçoit le déplacement lent des ombrelles de méduses sur fond abyssal, le souffle parfumé des brises printanières japonaises portant tout en légèreté les inflorescences des ombelles ou encore l’élévation lente de la sève de forêts enchantées.

Du bleu Klein, de l’or, des rouges vifs brûlants… Les panels magiques de couleurs combinés aux techniques figuratives font jaillir une énergie profuse des toiles et nous inondent d’une réelle volupté.
Peggy Hoguet.

"Une peinture lumineuse, des rouges flamboyants, des motifs qui prennent quasiment vie sous nos yeux, c'est un bel univers onirique et envoutant que construit Olivier Geffard au fil des toiles. Tout particulièrement cette collection d'arbres vibrants, qui nous invitent aux frontières de notre imaginaire... un régal pour les yeux, un exhausteur d'ambiance !" Bilguissa DIALLO, journaliste, kourandart.com

Esthète organisé, Olivier Geffard enchaine les plans, tableau par tableau, comme dans un film documentaire, comme on passe les plats d’un repas bien construit en changeant l’alliance des saveurs et des couleurs. Surtout ne posons pas de question, ne laissons pas entrer le conflit dans ce qui est un équilibre, à côté d’autres équilibres, genèses et apocalypses qui se rejoignent en unité dans la permanence, en dissolvant le dérisoire et la mesquinerie de l’actuel.
Non ce n’est pas une histoire qui nous est racontée. Rien ne nous est raconté, ne cherchez ni symboles, ni décors, ni constructions*. Ne cherchez pas non plus à partager les abstractions d’un esprit en recherche de désincarnation, c’est une description très réaliste du monde que nous sommes invités à retrouver dans ce qui est et a toujours été. Ce réalisme est parfois un peu teinté de merveilleux, mais le réel est fait de merveilleux. Chaque tableau est un tout différent, l’infini est divers, un grand vide rempli de mondes.
C’est pourquoi il s’installe autour de cette œuvre un état de sérénité. Devant la représentation du jaillissement premier, la solidité du socle fondamental le bouillonnement de la soupe initiale, nous nous sentons au chaud lovés en position fœtale, puis aspirés vers une extension de légèreté et de clarté dans le silence des espaces infinis. Nous faisons partie du monde, de cette œuvre qui ne parle ni de sentiment ni de conflit, mais d’environnement et d’état. Ouvrons grand tous nos sens, soyons lourds, souples, aériens et plongeons dans le vivant …. ! Parce que nous sommes un élément, nous sommes tout, nous sommes dans tout et tout est en nous. Nous ne pouvons que trouver cela beau, le beau est l’attirance de ce monde qui ne peut être que le meilleur des mondes.
Nous sommes pourtant loin de la logique mathématicienne et métaphysique, Leibniz annonce Nietzche, poète et philosophe et c’est à lui qu’Olivier Geffard se réfère volontiers :
« Mon travail pendant ce début d'hiver 2011 est le fruit de souvenirs conscients de mes ballades en forêt, d’aquarelles, ainsi qu'une approche de la philosophie de Nietzsche qui me rappelle que c'est ici et maintenant les instants à vivre. Je traduis par conséquent des instants vécus, en pleine acuité du moment et de la situation environnante. J’y vois la beauté du monde, la joie lumineuse que m’apporte la contemplation.
Avec ces tableaux je présente ma vision de ces moments. Ces instants se partagent. » Olivier Geffard
Profiter de l’instant comme de la seule réalité est une manière de contemplation romantique. Le « Dieu est mort » de Nietzche s’impose quand l’idée même du sens de la création ne se pose plus car le temps est effacé. Cette attitude existentialiste devient attitude artistique chez Olivier Geffard car il fixe sa vision et cherche à la partager sans idée de message.
En nous invitant à partager l’immanent, l’artiste nous amène à un état de liberté totale. Ce n’est pas une technique de bien-être déconnectée de la réalité, tout au contraire l’enracinement est fort. Il y a de l’efficacité dans cette volupté maitrisée, cette solitude attentive, l’efficacité créatrice de la jouissance ascétique dégage une virilité première. Graphiquement riche, cette extrême simplification n’est pas minimaliste, elle s’appuie sur la puissance de l’évidence.
On dit souvent qu’un tableau s’écoute en silence, alors je vous prie d’excuser mon verbiage, car cette maxime n’a jamais été plus vraie que devant une œuvre d’Olivier. Il est cependant parfois important d’attirer l’attention ou plutôt de détourner nos attentions occupées par tant d’images et d’événements. Sans cesse sollicités à choisir sans connaître ni comprendre, à consommer sans avoir besoin, à suivre sans savoir où aller et même en sursaut à nous indigner, laissons nous aller à la disponibilité.
Bruno Siméon Galerie artLIGRE

 

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